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Intereses del francés

Barcelona, 22 de mayo de 2006

A veces las cosas pasan porque no se saben; en el caso de los intereses del francés en América, ya saben cuáles son

Mba'éichapa:

Una lengua es una cuestión de Estado. Paraguái no lo practica con el guaraní. Francia –con el objetivo en América de ser la cuarta lengua interamericana– lo practica con extrema inteligencia, perseverancia, visión de futuro y... cinismo.

Debajo, un seminario sobre el francés –es una forma muy inteligente de adularles: llevar un congreso “internacional” a Paraguái, con lo que esto representa de imagen, vanidad, divisas, etc.–, y una severa condena contra la actitud de Francia hacia las demás lenguas francesas.

¡Son las dos caras de la moneda!.

No se confundan. O pelean, y destacan que ustedes en América tienen los mismos o más derechos que el francés, o nunca serán la quinta lengua interamericana. Sólo si pelean, tal vez, entre un millón de oportunidades, el francés deba "sumar" el guaraní como quinta lengua para ser él la cuarta.

A veces las cosas pasan porque no se saben; en el caso de los intereses del francés, ya saben cuáles son.

Poañuã.

Joan Moles
Grupo de Google Paraguái ñe'ẽ
paraguainee-owner@googlegroups.com


1) Seminario sobre el francés

"Encuentro de la comunidad de profesores de francés de las Américas" 2-7 de julio de 2006, Asunción: http://www.sedifraleasu.org.py/ (Sitio web en francés y en castellano, ¿dónde está el guaraní, después de tantos cantos del francés y de los profesores paraguayos de francés al plurilingüismo?). [La misma crítica sería válida para un encuentro de inglés, castellano, portugués. alemán...]

«El francés, una lengua para compartir la diversidad del mundo y de sus idiomas

¡Este título, después de omitir el guaraní en el web, y que Francia no firme la Carta Europea de las Lenguas Regionales o Minoritarias, me parece un cinismo insoportable!

«El Congreso tiene como título “Le français au coeur des Amériques: une langue en partage” (“El francés en el corazón de las Américas: una lengua compartida”). El mismo resalta el apego de los profesores y francófonos a ésta, una de las cuatro lenguas de comunicación internacional en las Américas.»

¿No ven la estrategia? Siempre es lo mismo. Una lengua, el francés, pequeña en América, quiere ser, por los beneficios económicos y políticos, lengua interamericana. ¡Ustedes pagarán para mantener el francés en América! ¿Quién pagará para mantener el guaraní?.

2) La infamia de Francia y del francés

La condena del Intergroupe Minorités Nationales Traditionnelles, Régions Constitutionnelles et Langues Régionales:
http://www.eurolang.net/index.php?option=com_content&task=view&id=2638&Itemid=1&lang=en

Déclaration du président de l’Intergroupe, Csaba Sándor Tabajdi

Le 18 mai 2006 l’Intergroupe Minorités Nationales Traditionnelles, Régions Constitutionnelles et Langues Régionales du Parlement européen a tenu une réunion à Strasbourg, avec les représentants de la commission langues et cultures régionales de l’Association des Régions de France et du Comité français du Bureau Européen des Langues Moins Répandues (EBLUL-France).

Le président de l’Intergroupe a fait le constat suivant à propos de la situation de la France en Europe:

En France les cultures et langues dites « régionales », qui font partie intégrante des cultures et des langues européennes et de l’humanité, exclues de l’espace public par la législation, marginalisées, sont en voie de disparition rapide de la vie sociale malgré la résistance et l’auto-organisation souvent exemplaires des populations avec le soutien de leurs élus dans un cadre juridique, administratif et idéologique hostile. Après des décennies d’éradication, l’enseignement de ces langues reste très marginal et leur place dans les media, notamment la radio et la télévision est extrêmement réduit.

Pratiquement seule en Europe, la France n’a ni signé ni ratifié la Convention cadre européenne sur les minorité nationales. Elle n’a pas encore ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Elle a émis des réserves sur l’article 27 du Pacte international sur les droits civils et politiques, l’article 30 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Par la Constitution, et malgré la richesse des différentes langues du territoire, une seule langue, le français, bénéficie d’une reconnaissance officielle, est défendue, promue, autorisée.

C’est pourquoi Le président de l’Intergroupe Minorités Nationales Traditionnelles, Régions Constitutionnelles et Langues Régionales souhaite que la République française retrouve le sens des valeurs universelles qui ont fait sa grandeur et conformément aux très nombreuses recommandations qui lui ont déjà été faites, dernièrement encore en février 2006 dans le rapport du Commissaire européen aux doits de l’homme M. Gil-Roblès :

- qu’elle ratifie la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, signe et ratifie la Convention cadre européenne sur les minorités nationales, ratifie le Protocole 12 à la Convention européenne des droits de l’homme, lève ses réserves sur l’article 27 du Pacte des droits civils et politiques et l’article 30 de la Convention des droits de l’enfant,

- qu’elle reconnaisse pleinement le droit à l’existence des citoyens et peuples qui la composent dans leur spécificité notamment à travers un système d’éducation, des media et un espace public permettant l’expression normale de leurs langues, l’enseignement de leurs cultures et de leurs histoires conformément à la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle et à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Le président de l’Intergroupe appelle l’Union européenne, dans le domaine de ses compétences, à engager des actions spécifiques de promotion de la diversité linguistique fondées sur les langues menacées à l’échelle européenne, en lien avec les régions ou institutions locales concernées, et à créer un fonds spécial de soutien communautaire aux programmes de promotion de ces langues dans les différentes régions de l'Union européenne.

Le président de l’Intergroupe interpelle également les Etats, et l’Union européenne sur l’urgence des mesures à prendre et sur leur devoir d’ingérence, compte tenu de la faiblesse dans laquelle ont été mises ces langues en France et notamment de la disparition rapide de la génération ancienne qui parle encore massivement ces langues sans être remplacée.

www.guaranirenda.com - 2006

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