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Mba'éichapa:
Una lengua es una cuestión de Estado. Paraguái no lo practica con
el guaraní. Francia –con el objetivo en América de ser la cuarta lengua
interamericana– lo practica con extrema inteligencia, perseverancia, visión
de futuro y... cinismo.
Debajo, un seminario sobre el francés –es una forma muy
inteligente de adularles: llevar un congreso “internacional” a Paraguái,
con lo que esto representa de imagen, vanidad, divisas, etc.–, y una severa
condena contra la actitud de Francia hacia las demás lenguas
francesas.
¡Son las dos caras de la moneda!.
No se confundan. O pelean, y destacan que ustedes en América
tienen los mismos o más derechos que el francés, o nunca serán la
quinta lengua interamericana. Sólo si pelean, tal vez, entre un
millón de oportunidades, el francés deba "sumar" el guaraní como
quinta lengua para ser él la cuarta.
A veces las cosas pasan porque no se saben; en el caso de los intereses del
francés, ya saben cuáles son.
Poañuã.
Joan Moles
Grupo de Google Paraguái ñe'ẽ
paraguainee-owner@googlegroups.com
1) Seminario sobre el francés
"Encuentro de la comunidad de profesores de francés de las
Américas" 2-7 de julio de 2006, Asunción: http://www.sedifraleasu.org.py/
(Sitio web en francés y en castellano, ¿dónde está el guaraní,
después de tantos cantos del francés y de los profesores paraguayos de
francés al plurilingüismo?). [La misma crítica sería válida para un
encuentro de inglés, castellano, portugués. alemán...]
«El francés, una lengua para compartir la diversidad del mundo y de
sus idiomas.»
¡Este título, después de omitir el guaraní en el web, y que Francia
no firme la Carta Europea de las Lenguas Regionales o Minoritarias, me parece
un cinismo insoportable!
«El Congreso tiene como título “Le français au coeur des Amériques:
une langue en partage” (“El francés en el corazón de las Américas:
una lengua compartida”). El mismo resalta el apego de los profesores y
francófonos a ésta, una de las cuatro lenguas de comunicación
internacional en las Américas.»
¿No ven la estrategia? Siempre es lo mismo. Una lengua, el
francés, pequeña en América, quiere ser, por los beneficios económicos
y políticos, lengua interamericana. ¡Ustedes pagarán para mantener el
francés en América! ¿Quién pagará para mantener el guaraní?.
2) La infamia de Francia y del francés
La condena del Intergroupe Minorités Nationales Traditionnelles,
Régions Constitutionnelles et Langues Régionales:
http://www.eurolang.net/index.php?option=com_content&task=view&id=2638&Itemid=1&lang=en
Déclaration du président de l’Intergroupe, Csaba Sándor Tabajdi
Le 18 mai 2006 l’Intergroupe Minorités Nationales Traditionnelles,
Régions Constitutionnelles et Langues Régionales du Parlement européen a
tenu une réunion à Strasbourg, avec les représentants de la commission
langues et cultures régionales de l’Association des Régions de France et
du Comité français du Bureau Européen des Langues Moins Répandues
(EBLUL-France).
Le président de l’Intergroupe a fait le constat suivant à propos de
la situation de la France en Europe:
En France les cultures et langues dites « régionales », qui font
partie intégrante des cultures et des langues européennes et de l’humanité,
exclues de l’espace public par la législation, marginalisées, sont en voie
de disparition rapide de la vie sociale malgré la résistance et l’auto-organisation
souvent exemplaires des populations avec le soutien de leurs élus dans un
cadre juridique, administratif et idéologique hostile. Après des décennies
d’éradication, l’enseignement de ces langues reste très marginal et leur
place dans les media, notamment la radio et la télévision est extrêmement
réduit.
Pratiquement seule en Europe, la France n’a ni signé ni ratifié la
Convention cadre européenne sur les minorité nationales. Elle n’a pas
encore ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
Elle a émis des réserves sur l’article 27 du Pacte international sur les
droits civils et politiques, l’article 30 de la Convention internationale
des droits de l’enfant. Par la Constitution, et malgré la richesse des
différentes langues du territoire, une seule langue, le français,
bénéficie d’une reconnaissance officielle, est défendue, promue,
autorisée.
C’est pourquoi Le président de l’Intergroupe Minorités Nationales
Traditionnelles, Régions Constitutionnelles et Langues Régionales souhaite
que la République française retrouve le sens des valeurs universelles qui
ont fait sa grandeur et conformément aux très nombreuses recommandations qui
lui ont déjà été faites, dernièrement encore en février 2006 dans le
rapport du Commissaire européen aux doits de l’homme M. Gil-Roblès :
- qu’elle ratifie la Charte européenne des langues régionales ou
minoritaires, signe et ratifie la Convention cadre européenne sur les
minorités nationales, ratifie le Protocole 12 à la Convention européenne
des droits de l’homme, lève ses réserves sur l’article 27 du Pacte des
droits civils et politiques et l’article 30 de la Convention des droits de l’enfant,
- qu’elle reconnaisse pleinement le droit à l’existence des
citoyens et peuples qui la composent dans leur spécificité notamment à
travers un système d’éducation, des media et un espace public permettant l’expression
normale de leurs langues, l’enseignement de leurs cultures et de leurs
histoires conformément à la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la
diversité culturelle et à la Convention sur la protection et la promotion de
la diversité des expressions culturelles.
Le président de l’Intergroupe appelle l’Union européenne, dans le
domaine de ses compétences, à engager des actions spécifiques de promotion
de la diversité linguistique fondées sur les langues menacées à l’échelle
européenne, en lien avec les régions ou institutions locales concernées, et
à créer un fonds spécial de soutien communautaire aux programmes de
promotion de ces langues dans les différentes régions de l'Union
européenne.
Le président de l’Intergroupe interpelle également les Etats, et l’Union
européenne sur l’urgence des mesures à prendre et sur leur devoir d’ingérence,
compte tenu de la faiblesse dans laquelle ont été mises ces langues en
France et notamment de la disparition rapide de la génération ancienne qui
parle encore massivement ces langues sans être remplacée.
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